Bonjour,

Je ne voulais pas avoir l’air ingrat ! Prendre de vos services et disparaître. Il y a tellement de choses qui se passent en ce moment, je perds la tête. Je voudrais par contre dire merci. Merci pour le soutien que vous m’avez apporté suite à la violence conjugale. Vous m’avez offert dans le passé vos services, car j’étais à bout de souffle. (Je cachais à tout le monde la violence conjugale.) Le CLSC Saint-Michel de Montréal m’avait parlé de votre centre d’urgence. Je voulais y réfugier mon fils pour me remettre sur pied question de faire un plan de match avec cette violence et aussi avec mon état de santé. Vous m’aviez mentionné que votre maison avait subi un sinistre et que vous ne preniez plus d’enfants, sauf que vous n’avez jamais abandonné la situation ! Vous m’aviez offert une nuit à l’hôtel avec mon fils, ce que j’ai fait. Je ne vous avais pas mentionné la violence, mais je vous avais parlé en général du fait que je n’étais plus capable de jouer mon rôle de mère. C’était peut-être juste une nuit à l’hôtel aux yeux de vous ou d’une personne ordinaire, mais pour moi, c’était un moment où je pouvais reprendre mon calme. Cette nuit-là, j’avais mon fils avec moi, ce qui est ironique parce que je voulais une pause. On s’était amusé dans l’hôtel et on a pu voir les choses sous un autre angle. J’avais reconnecté avec mon fils, ce qui m’a permis quelques mois après de faire une équipe, moi et mon fils. J’ai trouvé la force de quitter son père en pleine crise de la COVID, tout simplement parce que j’ai trouvé la force de prendre soin de mon fils et de dire ça suffit !!! Son père m’a laissée dans la misère, sans vêtements, sans meubles et sans jouets. J’ai pleuré et j’ai regretté ! Je voulais revenir, mais je vous ai rappelé et vous m’avez donné des jouets pour mon fils et des vêtements pour lui et moi. Parmi cette tornade, j’étais et je suis encore malade. J’ai une endométriose sévère qui bloque mon rein gauche et j’ai le foie qui est en train de lâcher. Je dois recevoir des injections toutes les trois semaines afin de tenir le coup, malgré la crise de la COVID. Les médecins désirent m’opérer et vous continuez à m’apporter du soutien pour éviter que je fasse marche arrière. C’est facile d’abandonner, mais vous m’aidez à me relever et à avancer.

Merciiii, merciii, merciiiii